Récit de voyage | Deux semaines en train à travers l’Italie – novembre 2018

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Dans le train entre Paris et Turin © Corpus Voyage

Ah ! Enfin nous y voilà : l’Italie. Tu ne le sais peut-être pas, mais en novembre dernier j’ai eu la chance de pouvoir m’organiser deux semaines de voyage. Comme je ne voulais pas partir loin et avoir une température plus correcte que celle du nord de la France, j’ai jeté mon dévolu sur l’Italie. Pendant 13 jours j’ai gambadé à travers différentes villes de ce beau pays et à un mois de partir de nouveau en voyage je me suis sentie nostalgique. Alors je me suis dit, pourquoi ne pas faire un récit de voyage à la place d’une simple galerie ? Je t’emmène donc avec moi à travers mes souvenirs, bienvenue sur les routes italiennes !

Pour moi ce voyage fut comme un voyage initiatique, c’était la première fois que je partais seule pendant autant de temps. J’étais déjà allée seule à Amsterdam puis Londres en juin dernier mais ce n’était pas pareil. Là je voyageais vraiment. Plus que du tourisme, je visitais beaucoup de lieux différents. Je visitais un pays.

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Vue du Mole Antonelliana, Turin © Corpus Voyage

Ma première étape a été Turin. Je dois avouer que je ne m’attendais pas à grand chose en arrivant là-bas. On m’avait vantée son musée de l’automobile qui ne m’intéressait aucunement, j’ai donc été positivement surprise. Turin est une très grande ville mine de rien -mon hôtel étant à l’opposé de tous les centres d’intérêt- j’y ai beaucoup marché. Les rues sont un mélange d’ancien et de récent, les immeubles restent relativement récents mais on peut croiser au détour d’une place quelques colonnes. Là-bas j’ai découvert le musée Égyptien, une foire du chocolat (il y avait beaucoup de choses françaises donc je me suis abstenue, mais c’était difficile !) et cette vue superbe du haut du musée du cinéma. Je regrette juste de ne pas avoir pu visiter le musée en lui-même qui avait l’air fantastique !

À ce moment de mon périple rien ne me semblait différent de mes précédents voyages, mais ce n’était que le début.

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Pisa © Corpus Voyage

Deux jours après mon arrivée à Turin, c’était partie pour une course contre la montre. Une journée, trois étapes : Gênes, Pise et Florence. Chaque période de la journée, sa ville ; pourquoi visiter deux villes en si peu de temps me demanderas-tu ? Car oui, ce jour-là je n’allais à Florence que pour la nuit. Par soucis de temps justement, je voulais profiter un maximum de mes deux semaines, mais par manque de connaissance préalable des lieux je n’ai pas toujours bien jauger, tu t’en rendras compte assez vite.

Je suis restée à Gênes deux heures, le temps de mon changement de train vers Pise… et je dois dire que cela m’a suffit. Devoir traîner ma valise dans les montées et descentes de cette ville ont été infernales. On peut dire que je n’en garde pas un très bon souvenir. Du peu que j’ai pu voir la ville m’a d’abord semblée très « populaire » avant de tomber sur le quartier plus riche et commercial. La différente m’a beaucoup frappée. Je pense que certains endroits doivent être sympathiques et intéressants à voir mais cette course visite ne m’a pas convaincue.

L’après-midi direction Pise. Un vrai coup de coeur. Outre la Tour de Pise ultra connue, la ville est vraiment jolie et je regrette justement de n’y avoir passé qu’une courte demi-journée en trainant ma valise. La photo ci-dessus est un jolie exemple de ce que l’on peut voir là-bas. C’est coloré, la ville est propre : bref je sais que j’y retournerais un jour ! En revanche grimper en haut de la Tour de Pise n’est pas donnée avec ses 18 euros… Une fois, pas deux. Du coup j’y suis restée au moins une heure histoire de faire valoir ma dépense ! La vue de là-haut n’en était pas moins sublime sous ce beau soleil.

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Ponte Vecchio, Firenze © Corpus Voyage

Soir du troisième jour, me voilà arrivée à Florence pour les quatre prochain. La ville était très différente de ce à quoi je m’imaginais. Probablement par son allure de la Renaissance ? Une période que je connais mal et qui ne m’a jamais vraiment intéressée. Je déteste la peinture de cette époque… Florence est vraiment une ville sublime que j’ai adoré visiter. C’est à ce moment là que mon séjour est devenue moins touristique ; j’ai préféré me promener au gré de mes envies plutôt que d’aller dans une tonne de musées comme j’avais pu le faire à Amsterdam. C’était libérateur.

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Vue de la Piazzale Michelangelo, Firenze © Corpus Voyage

L’ambiance à Florence est très particulière et la ville a été un véritable coup de coeur également. Et pas parce que je porte le même nom, petit.e rigolo.te ! Mais c’est à ce moment-là que j’ai commencé à être dépaysée, j’étais loin des immeubles vitrés que l’on retrouve dans la majorité des grandes villes. Je n’étais plus au XXIème siècle mais à la Renaissance au côté des Médicis, Michel-Ange et Léonard de Vinci.

J’ai aussi pu faire quelques chouettes rencontres dans mon auberge de jeunesse, et cette partie de mon voyage est l’une de celles qui m’a le plus plu ! Après quatre jours passés à Florence j’ai repris la route vers Rome.

Mon premier jour à Rome fut consacré à me reposer. Après une bonne partie de la semaine à gambader à droite et à gauche il me fallait bien ça ! J’ai tout de même fait une longue balade avec ma valise pendant la matinée puisque j’étais arrivée à 10h et que mon auberge autorisait les entrées à 15h… Je te reparle de Rome plus bas puisque avant de vraiment commencer à visiter cette ville magnifique j’ai fait une excursion dans un lieu que je rêvais de parcourir depuis très longtemps : Pompéi.

Ce jour-là le temps était gris, maussade, presque nostalgique en un sens ; comme si on y était à cette époque-là, lors de l’éruption volcanique. Le site est très grand et il est facile de se perdre dans le dédale de ses rues. De nombreuses fois je me suis retrouvée seule ou avec juste au loin quelques silhouettes que l’on pouvait à peine distinguer. Ce que l’on ressent là-bas est indescriptible, on sait tous ce qu’il s’est passé et c’est seulement à ce moment là, quand mes pas foulent les pavés, que je prend conscience de la réalité. On y voit des maisons, des jardins, des temples, des restes de peinture, des morceaux de colonne et de statue presque fossilisé à travers les siècles. Et on se demande, et si ça nous arrivait aussi ?

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Pompeii © Corpus Voyage

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Vue du Vatican, Roma © Corpus Voyage

Premier jour de visite à Rome, le temps est pire : c’est comme une tempête. C’est trempée jusqu’aux os que je brave l’averse, le vent et les trottoirs inondés jusqu’au Vatican. Hors de question de visiter le Colisée par un temps pareil. Je n’aime pas particulièrement les peintures religieuses mais cela ne m’a pas empêchée de trouver ce lieu magnifique. Le bâtiment en lui-même est une véritable oeuvre d’art. Je suis également montée en haut du Vatican, ce que, après réflexion de deux secondes passés en haut, je ne conseille pas par temps orageux. Vraiment pas. Car ce n’est pas de la pluie que tu reçois sur la tête, mais un courant d’eau ! J’ai tout de même réussi à me caler entre deux colonnes avec mon parapluie coincé au dessus de la tête pour te faire une petite photo juste au dessus… La vue est vraiment belle, mais doit sans doute l’être encore plus par beau temps !

Le lendemain c’est sous le soleil et les chaussures toujours pleine d’eau que je me suis rendue au Colisée et à Palatine Hill. À Rome, c’est comme à Florence, on se retrouve vite dépaysé. Ce n’est pourtant pas pour la même raison car si d’un côté on se sent projeté quelques siècles en arrière, dans la capitale on se trouve à travers deux époques. Un mélange détonant d’Antiquité et de modernité. À côté d’immeuble on retrouve quelques colonnes et à côté d’un boulevard aussi grand que les Champs à Paris des vestiges d’une autre époque. Ce contraste est surprenant et rend cette ville absolument fantastique à visiter. Il faut regarder tout ce qui nous entoure, chaque détail compte. Sans parler du Colisée au beau milieu de la ville. C’est une ambiance que j’ai adoré, les ruines romaines m’ont subjuguée et je sais qu’un jour j’y retournerai ; et plus longtemps cette fois.

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Colosseo, Roma © Corpus Voyage

Après Rome, cap vers Venise. J’ai entendu beaucoup de chose sur Venise, ville romantique, ville qui sent mauvais ; et je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Au final ce fut une belle surprise. Le temps était certes gris et frais, mais parfait pour une ville portuaire comme Venise. Aucune odeur due à la chaleur et peu de monde dans les rues étroites. J’ai apprécié visiter ses ruelles et ses canaux, c’était reposant. Cette unique journée m’a amplement suffit. Je sentais la fin du voyage approcher, mais je ne voulais pas le réaliser. Pas encore, pas déjà.

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Venezia © Corpus Voyage

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Duomo di Milano © Corpus Voyage

Dernier jour : Milan. Le retour sur terre a été brutal. Après plus de dix jours sans mauvais surprise à travers les époques, je n’ai pas du tout aimé Milan. Surtout que je ne m’étais pas rendue compte de la date et que je suis arrivée, encore une fois, sous la pluie et en plein Black Friday. Les rues étaient bondées, beaucoup trop. L’atmosphère mystiques des siècles passés avait disparu pour laisser place aux immeubles et aux publicités. Je n’avais qu’une seule envie, m’en aller le plus loin possible.

Les deux derniers jours de mon voyage ne se sont pas passés comme prévu, l’un à Milan et l’autre dans les transports pour retourner chez moi dans les Hauts de France. Mon train de nuit a eu deux heures de retard qui m’ont fait rater toutes mes correspondances sans possibilité de remboursement, un mail prévenant de ce retard avait été envoyé quelques jours plus-tôt pour nous prévenir… leçon retenue, toujours lire ses mails même en vacances. J’ai donc moyennement apprécié la surprise. Pas bête ces italiens. Heureusement, pour toutes les fois où j’ai pu râler sur la SNCF cette fois-ci ils ont été très réactif et je ne peux que leur dire merci pour m’avoir autant facilité mon retour chez moi. Et le lendemain, pas de repos et je retournais au boulot.

Malgré cette fin un peu anti-climatique, je garde un très bon souvenir de ce voyage. Mon premier réel en solitaire et qui m’a demandé beaucoup plus d’organisation au préalable pour faire correspondre les trains, les lieux d’arrivés et mes hébergements. Je vous reparle de ça la semaine prochaine dans un article sur mon organisation et sur mon pass Interrail ! Cette traversée de l’Italie restera dans mes souvenirs pour cette atmosphère si particulière qui m’a permis de beaucoup réfléchir sur moi-même et ce qui m’entoure. Je sais déjà que j’y retournerai un jour pour découvrir toutes ces choses que mes deux courtes semaines ne m’ont pas permise de voir. Et ainsi pouvoir me replonger à travers les âges.

J’espère que tu as aimé cet article, j’ai eu beaucoup de plaisir à te l’écrire car même si cela fait plusieurs mois que je me suis rendue là-bas les souvenirs restent encore frais. Je songe aussi à écrire un article sur mes favoris de mon voyage (sites touristiques, restaurant, boutiques, mes coups de cœur) mais est-ce que ça te plairait ? N’hésites pas à me le dire en commentaire ! Ma prochaine destination est l’Égypte dans moins d’un mois. Là, le dépaysement sera total et j’ai vraiment hâte. À la semaine prochaine, Flo.

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